L’être humain possède dans le nez environ 10 à 30 millions de cellules olfactives lui per-mettant de distinguer des milliers de parfums différents. Des cellules souches nerveuses assurent le renouvellement continu des cellules olfactives mortes. Mais on pourrait également utiliser ces cellules souches à des fins médicales.
Contexte
Pendant toute la vie humaine, les cellules olfactives sont renouvelées en permanence dans le neuroépithélium - situé dans les fosses nasales - pour remplacer les cellules mortes. Ce sont des cellules souches olfactives (cellules souches nerveuses) qui assurent ce renouvellement. Elles constituent un système idéal pour étudier la régulation des cellules souches. Par ailleurs, elles sont présentes en grand nombre et facilement accessibles – condition importante pour une utilisation médicale ultérieure.
On pourrait utiliser ces cellules souches contre de nombreuses maladies, par exemple en cas de perte de la capacité auditive ou visuelle, maladie de Parkinson ou accident vasculaire cérébral. Mais les cellules souches greffées dans le cerveau ont du mal à s’y intégrer et donc à y survivre. Afin de remédier à ces difficultés, ce projet de recherche s’efforce de mieux comprendre l’environnement direct des cellules souches. En effet, elles ont besoin du bon environnement pour pouvoir se mettre à l’ouvrage correctement.
But
Il s’agit d’étudier les différents mécanismes qui entraînent la mort de vieilles cellules olfactives et la production de nouvelles. Ce projet se fonde sur la découverte d’un certain type de cellules, dites microvillaires, capables de détecter la mort de cellules olfactives. Les cellules transmettent le message de décès aux cellules souches, qui se mettent alors à produire de nouvelles cellules olfactives. Comment les cellules microvillaires communiquent-elles avec les cellules souches?
Portée
Le projet permet d’étudier des réseaux cellulaires complexes qui contrôlent l’activité des cellules souches. Il devrait fournir les bases permettant à l’avenir d’utiliser les cellules sou-ches nerveuses pour des greffes.
Titre original: Molecular and cellular network regulating stem cell activity and neurogenesis in the olfactory epithelium
Octroi: CHF 553‘228.-
Durée: 36 mois
Responsable du projet
- PD Dr Irene Knüsel, Institut für Pharmakologie und Toxikologie, Universität Zürich