Analyser le développement du thymus 

Le traitement des patients dont le thymus manque ou est endommagé est aujourd’hui insuffisant. Il est donc urgent d’y remédier.

Contexte
Tous les jours, le système immunitaire humain doit répondre plusieurs fois à la question vitale suivante: cet objet que je viens de découvrir, une bcellule par exemple, fait-il partie de l’organisme? Ou s’agit-il d’un agent pathogène, ou d’une cellule cancéreuse qu’il faut détruire? Si la réponse à ces questions est erronée ou incomplète, cela peut avoir de graves conséquences pour la personne touchée, comme par exemple entraîner un cancer ou une maladie dite auto-immune telle que la sclérose en plaques. Une maladie auto-immune est une maladie dans laquelle le système immunitaire s’attaque par erreur aux cellules de l’organisme lui-même, d’où des problèmes sérieux.

Que le système immunitaire défende l’organisme contre des agents pathogènes, des cellules cancéreuses ou des maladies auto-immunes, ce sont toujours les globules blancs appelés lymphocytes T qui sont au premier plan. Ces cellules immunitaires puissantes sont produites pendant toute la vie par le thymus, organe situé dans le thorax, au-dessus du cœur. Un réseau de cellules tissulaires, les cellules épithéliales en particulier, sont requises à cet effet. Ces cellules tissulaires doivent être renouvelées régulièrement car elles meurent au bout de quelques semaines. Ce sont les cellules souches tissulaires qui assurent ce renouvellement. Mais de nombreuses questions sont encore en suspens au sujet de la genèse de ces cellules, et c’est sur ces questions que ce projet va se pencher.

But
Par exemple la question du rôle que jouent dans ce processus les protéines du groupe appelé Polycomb. Ce que l’on sait, c’est que dans le noyau cellulaire, l’ADN est associé à des protéines particulières. Cet ensemble est appelé chromatine. Pour qu’une cellule souche tissulaire puisse se diviser et donner naissance à de nouvelles cellules tissulaires, il faut que la chromatine soit dans un certain état, régulé entre autres par les protéines du groupe Polycomb. Celles-ci se lient à la chromatine et peuvent alors contrôler l’évolution et la croissance de la cellule. Ce que l’on ignore encore, c’est comment ce processus se déroule exactement.

Portée
Pour élaborer de nouveaux traitements, on a impérativement besoin de nouvelles connaissances sur la genèse des cellules tissulaires et des lymphocytes T dans le thymus. Actuellement,  on ne dispose pas de traitement satisfaisant pour les patients dépourvus de thymus ou atteints d’une atrophie de cette glande. En effet, la greffe de tissus du thymus est extrêmement délicate à réaliser et n’est pas toujours très efficace. Il est urgent de trouver une alternative.

Titre original: Polycomb complex-mediated and epigenetic regulation of thymic epithelial cell development: an integrative genomic analysis

Octroi: CHF 567’816.-
Durée: 36 mois

Responsable du projet
- Prof. Georg Holländer, Departement Biomedizin, Universität Basel

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Contact

Prof. Georg Holländer
Universität Basel
Department Biomedizin
Mattenstrasse 28
4058 Basel
tél.: +41 61 695 30 71
fax +41 61 695 30 70
e-mail: Georg-A.Hollaender@unibas.ch

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